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 INTRIGUE II ☛ Des élections explosives

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rumor has it

MISSIVES : 256
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AGE : Je suis immortel.
JOB : Dévoiler la vérité.
RANG : Tous les mêmes.

PASSION : Gacher votre vie.
VICE/VERTU : La curiosité.
HUMEUR : Fureteuse.



Message(#) Sujet: INTRIGUE II ☛ Des élections explosives Jeu 25 Juil - 12:36


Franklin D. Roosevelt

Intrigue numéro deux
Des élections explosives

Pour se mettre dans l'ambiance ›



Le début des élections

Washington, DC  États-Unis d'Amérique.
20 juillet 2013. 08h30.


« Chers amis, le jour de vote est arrivé. Suite à la mort du président des États-Unis en avril dernier, les élections de mi-mandat - ou midterms - normalement en novembre ont été avancées de quelques mois. Ce sont les élections des deux chambres du Congrès des États-Unis. L'ensemble des sièges de la Chambre des représentants est renouvelée, ainsi qu’un tiers des sièges du Sénat américain. Ces élections interviennent à la moitié du mandat quadriennal du président des États-Unis et scandent toute sa politique intérieure. Les élections sont importantes pour le Président. En effet, de mauvaises élections de mi-mandat peuvent empêcher le Président d'agir et d'appliquer le programme pour lequel il a été élu deux ans plus tôt. Dans notre cas, j'attends encore de voir où ça va nous mener. »

- THE SPECTATOR


Le déroulement de l'intrigue

Vous êtes devant votre téléviseur, regardez les dessins animés de l'après-midi avec vos enfants, ou l'épisode d'une série à laquelle vous êtes abonnés depuis ses débuts, en train de lire la nouvelle missive de The Spectator, et soudainement votre bonheur s’éteint. Un laps de temps de quelques millisecondes suffit à effondrer votre monde. Des crashs, des booms, alarmes, coups de feu, des cris, des pleurs, des sirènes, partout. Les journalistes en panique affabulent quelques explications indécentes mais ils n'en savent pas plus. La retransmission est totale, radios, télévisions, ont stoppé la diffusion de leurs émissions habituelles. The Spectator aussi met en suspend ses révélations ravageuses pour s'attaquer au cœur de l'attentat. Tout ce que vous distinguez dans cette orgie de fumée et de chair calcinée, sont les restes des bureaux de vote.


Les conséquences

Washington, DC États-Unis d'Amérique.
20 juillet 2013. 13h30, une demi-heure après les attentats.


« Oubliez tout. Arrêtez tout ce que vous êtes en train de faire. Le monde à Washington DC tel que vous le connaissiez n'existe plus. Les limites de la dignité qui soutenait la paix ont été franchies. Les masques déguisant les plus vils mensonges n'ont jamais été aussi saillants. Ils, mais qui sont-ils ? Vous ? Moi ? Lui ? Elle ? Ils ont permis avec leur bombe un changement radical du résultat des élections, et ont non seulement ôté la vie à de nombreuses personnes dont on ne connaît pas encore les noms, parmi lesquelles se trouvait peut-être votre mère, mais ont également montré que la corruption a atteint un degré tel qu'il est impossible de revenir en arrière. Républicains, Démocrates se renvoient la balle et le blâme mais les deux se valent dans leur abomination. Cette guerre des égos ne suffira pas longtemps à masquer l’identité des vrais terroristes.

Mes amis, votre travail collectif avec moi a porté ses fruits. Grâce a mes nombreuses sources je suis en mesure de transmettre les noms de certaines personnes touchées par l'attentat :
Ezekiel M. Atkins › Au cœur de l'attentat, mort sur le coup.
Caitlin N. Cavendish › Sur les lieux au moment de l'attentat. Etat critique, transportée à l’hôpital, mise dans un coma artificiel.
Leyland Addison › Blessé, a perdu connaissance.
Shea C. Harrington › A vu la catastrophe de son lieu de travail. Évanouie sous le choc.
Cassie Bloodfield › Absente au moment du drame.
Aenor R. Weler › Un bras cassé, quelques points de suture, et une longue perte de connaissance.
Nolan A. Parker › Des coupures et une surdité temporaire.
Johan Valentine › Appelé pour secourir sur place.
Arthur Monroe › Indemne malgré quelques étourdissements du au choc.

- THE SPECTATOR


Votre rôle dans l'intrigue

Qui vote ? Tous les citoyens américains de plus de 18 ans, en possession de leurs droits civiques et inscrits sur les listes électorales peuvent voter aux élections midterms. En participant à l'intrigue vous pouvez vous placer au cœur de l’événement, c'est-à-dire sur les lieux de l'attentat ou bien à l'extérieur, chez vous par exemple, devant la télé, à l'étranger, etc. Vous posterez un one-shot à la suite en précisant l'endroit où vous vous trouvez. Votre nom et les conséquences seront ensuite rajoutées dans l'article de The Spectator.


Les "règles" de l'intrigue


› Tous les personnages de tous les groupes peuvent poster.
› N'oubliez pas l'explosion ! Nous ne voulons pas 130 personnes sans égratignures
› Pensez aux conséquences pour le développement de votre personnage !
› Pour un meilleur référencement, veillez à poster ce code avant ou après votre RP :

Code:
<g>Lieu précis ›</g> Écrire ici.
<g>Conséquence ›</g> Qu'est-il arrivé à votre personnage?



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you can be the king but
watch the queen conquer

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AGE : 22 ans
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RANG : Républicaine

PASSION : Washington Capitals
VICE/VERTU : L'orgueil
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COTE COEUR : En couple avec le mauvais Wellington
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QG : Républicains


Message(#) Sujet: Re: INTRIGUE II ☛ Des élections explosives Jeu 25 Juil - 18:20



Caitlin s'était réfugiée au bar du Ritz Carlton dès neuf heures du matin. Elle s'y trouvait presque toujours. A son arrivée, les fenêtres étaient grandes ouvertures, et de larges faisceaux de lumière faisaient ressortir la poussière des coussins de cuir et des tapis lourds de fumée. Les serveurs, libres dans leurs mouvements et comme désincarnés, parcouraient les couloirs en coup de vent, car personne n'encombrait encore l'espace dans lequel ils évoluaient. Le salon de thé, réservé aux riches, paraissait minuscule. Comment imaginer qu'une telle cohue allait s'y entasser l'après-midi ? Caitlin s'était assise sur une banquette, contre le mur. Elle se sentait beaucoup mieux après un ou deux cocktails, tellement mieux qu'elle avait la force de rester là à attendre. Le concessionnaire du bar vint échanger quelques mots avec elle, il l'aimait bien. « En principe, lui dit-elle, je devais embarquer pour la côte ouest ce matin. Hier matin, je veux dire... Enfin, quelque chose comme ça. » « Pourquoi ne l'avez-vous pas fait ? ». Caitlin réfléchit un moment, et finit par trouver une raison. « Je n'ai pas fait procuration pour voter. » Après réflexion, cette excuse ne lui paraissait plus aussi valable que lors de sa formulation. D'autres clients étaient arrivés, pendant ce temps. Une gigantesque dame, une collectionneuse Française, notamment, que Caitlin connaissait pour l'avoir rencontrée plusieurs fois avec sa mère, et qui s'était installée de l'autre côté du bar. Caitlin comprit qu'elle allait y passer la journée, à manger, discuter, boire et lire les journaux, et décida de lutter d’endurance avec elle. Vers onze heures, quelques étudiants qui regagnaient les bureaux de vote ou en revenaient, firent une timide apparition, se déplaçant avec circonspection. A midi, le bar était comble. L'équipe des serveurs travaillait avec précision dans ce remue-ménage, épinglant leurs clients, les priant de bien vérifier leurs commandes et leurs additions. Dans la bousculade, Caitlin avait perdu sa place. Elle se tenait debout, légèrement titubante. Elle parvint à se dégager sans perdre l'équilibre, et reçut en échange un déluge d'excuses. Quelqu'un l'invita à déjeuner mais elle refusa. Elle prit bientôt congé de ses interlocuteurs, et se dirigea à son tour, et avec peine, vers les bureaux de vote.

Treize heures moins le quart, Caitlin votait pour la première fois aux États-Unis depuis son arrivée de Sydney. Elle avait depuis le temps déjà fait les démarches nécessaires mais n'avait pas eu l'occasion de se rendre à un bureau de vote. Les midterms était pour elle, le moment de s'afficher, de réaffirmer son appartenance à ce pays, d'assouvir ses convictions politiques intimes. Elle venait de raccrocher au téléphone avec sa mère qui s'assurait de sa participation aux élections. Elle afficha un certain recul à l'autre bout du combiné pour ne pas éveiller les soupçons quant au bulletin qu'elle avait réellement désiré insérer dans l'urne. Par crainte de ses entrailles, de l'abyssale constitution de son être, elle avait choisi les Républicains, après de longues minutes d'hésitation. Elle devait désormais être rentrée chez elle depuis longtemps. Elle avait rendez-vous avec des « gens importants ». Elle se retrouva dans les toilettes publiques, et son existence reprit son cours normal, comme si rien ne s'était passé quelques minutes plus tôt, tandis qu'elle se rafraîchissait le visage. Elle comprit que cette façon d'agir marquait un tournant dans sa vie, qu'elle se mettait elle-même en marge, qu'elle était en complet désaccord avec son passé, en complet désaccord également avec l'image qu'elle espérait donner d'elle. Elle reprit son téléphone posé sur le comptoir, retarda de quelques instants encore le moment de partir, et rédigea un début de message, l'effaça, sourit en rougissant légèrement, puis le réécrivit. Elle s'arrêta à la dernière lettre avant de le relire en soupirant.

Treize heures, un bruit sourd vint briser le silence. Et son corps devint successivement lourd puis léger, propulsé en arrière par une force méconnue. Un brouillon ambiant se dessina devant ses yeux. Elle eut tout juste le temps de comprendre ce qui venait de se produire et de penser au message sur l'écran de son téléphone, qu'elle n'avait eu le temps ni d'envoyer, ni d'effacer. La détresse qu'elle aurait ressenti habituellement n'existait que partiellement dans son esprit bientôt anesthésié. On dit que la douleur n'a qu'un certain degré de tolérance, et qu'une fois ce seuil dépassé, elle n'existe plus. Caitlin résista un instant contre l'envie urgente de fermer les yeux et de s'endormir sur cette complaisance corporelle. Le morceau de verre planté dans son bras n'existait plus. Le meuble qui l'avait assommée en tombant n'existait plus. Les résidus de poudre et des murs n'existaient plus. Les cris de la foule paniquée n'existaient plus. Mais surtout, la sirène et les uniformes rouges qui se précipitaient vers elle n'existaient plus. Elle ne vit pas le visage du pompier qui se pencha sur elle, ne ressenti pas le contact de l'appareil respiratoire sur son nez. Quand les bandages de l'équipe de secours dévièrent de son bras vers un autre point d'impact, elle découvrit avec effroi l'entaille provoquée par la barre en fer dans son abdomen. Elle ne perçu pas la voix qui dit : « Mon Dieu, tu as vu le sol ? Assez de sang pour se croire à la guerre ! Il faut la mettre en coma artificiel. » Caitlin était déjà partie. La pénombre de la salle, lourde de fumée et de l'odeur âpre de la chair qui brûle et qui se décompose, s'illumina soudain de la lumière bleue vive des ambulances qui semblaient apporter avec elles une bouffée de l'air de l'extérieur. Elle lut dans leurs yeux qu'elle était mal en point, et fut contente qu'ils n'essaient pas de la relever, et les remercia d'un sourire qui lui avait semblé être éclatant. Mais, dans la demi-inconscience où la retenait la douleur, Caitlin n'avait pas conscience de certains appels, qu'elle émettait derrière ses paupières lourdes, étendue sur le sol. Signaux désespérés, elle appelait la mort. La suppliait de venir la soulager. Bientôt, il n'y eut plus rien.

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Nothing's good, nothing's right, but I love you.
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JOB : Journaliste d'Investigation
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QG : Démocrates


Message(#) Sujet: Re: INTRIGUE II ☛ Des élections explosives Dim 28 Juil - 11:34

— Vous allez manger vos frites ?

Leyland repoussa la barquette vers la femme qui lui faisait face. Dans le bureau de la représentante, les dossiers s’entassaient, les livres s’alignaient sur les étagères. Un sac de sport ouvert. Des billets de train, d’avion. Des notes, un téléphone fixe, deux téléphones portable, un ordinateur fixe, un ordinateur portable, deux tablettes. Le journaliste promena son regard sur les différents appareils et, d’un air dégagé, interrogea :

— Vous avez un bon informaticien ?

Wyatt haussa les épaules.

— Je ne suis pas à l’Intelligence Committee. Mes données ne sont pas pleines de fichiers de la C.I.A.

Leyland tendit la main pour attraper une frite, la plongea dans le ketchup avant de l’engloutir.

— Bientôt au Sénat, cela dit.
— Peut-être.
— Et un siège au Comité va se libérer.
— Qui sait ?

Le journaliste se pencha, tira une enveloppe de son sac à dos et sortit une photographie de Wyatt avec le majority whip. La représentante attrapa le cliché, le regarda d’un air contrarié avant de le rejeter sur le bureau.

— Vous espionnez une membre du Congrès ?

Leyland haussa les épaules.

— Je photographiais le peuplier, derrière. J’adore les arbres. Vous étiez sur le chemin.
— Hmm…

Le journaliste jeta un coup d’œil à l’horloge murale. Bientôt treize heures. Wyatt s’essuya les mains avec une serviette en papier.

— Je dois bientôt aller à une audition.

Leyland se leva, jeta le sac à dos sur son épaule.

— Je vous accompagne.

Ils marchaient dans les couloirs du Congrès.

— Au fait, comment va Robert ?
— Robert ?
— Ou Roger ? Celui qui vous accompagnait, au dîner du caucus, la dernière fois.

Leyland rougit légèrement.

— John.
— Alors ?

Le jeune homme haussa les épaules. Wyatt secoua la tête d’un air dépité.

— Si vous êtes aussi inquisiteur avec lui qu’avec les politiciens, il ne faut pas s’étonner qu’ils s’enfuient. Croyez-en mon expérience, Lee, les hommes, ce sont comme les petits poissons des mares, il ne faut pas les…

Un avion venait de passer le mur du son. Juste au-dessus du Congrès ? Leyland sentit un frisson dévaler son échine, une sueur froide — le plafond s’effondra brutalement. Wyatt ? Elle ne parlait plus. Leyland toussa, la poussière emplissait le couloir et, tout autour de lui, de nouveaux craquements, de nouveaux éboulements, des cris bientôt, bientôt des sirènes. Wyatt. Leyland leva une main tremblante devant ses yeux. Pleine de sang.  Le sien. Il coulait de son épaule.

D’une voix rauque, le journaliste appela :

— Jenny… ?

Péniblement, il se redressa — une respiration un peu trop ample lui arracha un gémissement, un chuintement plutôt, un chuintement de douleur. Des côtes cassées, sans doute.

— Jenny… ?

Un escarpin dépassait d’une pile de gravats. Leyland se traina péniblement vers la chaussure, et entreprit d’une seule main de dégager certains des blocs de pierre. Le visage de Jennifer Wyatt apparut bientôt — ses cheveux blanchis par la poussière des décombres, son front maculé de sang.

— Jenny… Non. Non. Non. Non…

Leyland promena un regard paniqué autour de lui, avant de reporter son attention sur la représentante. Il dégagea quelques gravats de plus et porta deux doigts au cou de la femme. Il ne sentait pas son pouls. Il se redressa à genoux et, sans écouter la lancinante douleur de son épaule ou de son ventre, il entreprit de commencer un massage cardiaque.

— Aller, Jenny, comme les poissons dans la mare, les hommes, le Sénat, tout ça. Aller…

Il ne s’en rendait pas compte, mais des larmes coulaient sur son visage. Chaque pression qu’il exerçait sans succès sur le cœur de la politicienne faisait gicler un peu de sang de son épaule. Au bout de quelques secondes, son regard se brouilla, il sentit ses muscles faiblir, et, bientôt, il s’affaissa sur el corps inanimé de Jennifer Wyatt, représentante du Missouri au Congrès des États-Unis d’Amérique.



— Les pupilles sont réactives.
— Qu’est-ce qu’ils font devant ?
— Toutes les artères sont bouchées. C’est le chaos.
— Il a besoin d’une anesthésie.
— …comme… une… mare…
— Vous m’entendez ? Monsieur, vous m’entendez ?

Les paupières de Leyland se soulevèrent légèrement. Un soubresaut lui arracha une grimace de douleur. La sirène de l’ambulance lui perçait les tympans.

— Comment vous vous appelez ?
— Ley… land…
— Leyland, restez avec moi. Regardez moi. Ça va aller, on vous emmène à l’hôpital.
— La re…présen…tante… Wy…att…

Les deux hommes échangèrent un bref regard. Nouveau chuintement. La machine à côté de lui commença à s’affoler.

— C’est le poumon droit !
— On peut pas attendre. Il faut inciser.
— Leyland, écoutez moi Leyland, il va falloir être courageux. Ça va aller. Il va falloir être courageux.

L’un des deux homes sortit un scalpel.

— Il faut qu’on soulage votre poumon. Ça va aller.
— J’dois appeler… mon rédac…teur… en ch…

Le dernier mot de Leyland fut perdu dans un long gémissement de douleur, pendant que l’incision ouvrait sa chair. Un tube fut glissé dans ses poumons.

— Ça va aller, ça va aller. C’est impressionnant, mais c’est pas si grave que cela.
— …rédac…teur…
— Il perd conscience.
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Message(#) Sujet: Re: INTRIGUE II ☛ Des élections explosives Lun 29 Juil - 9:49

L'année était bien engagée déjà. Outre le vent et la pluie parfois, le ciel était uniformément gris, jour après jour. Pour ceux qui, comme Shea, passaient leurs journées dans des bureaux comme pour ceux qui vivaient les yeux rivés à la fenêtre, il était devenu impossible de se souvenir de l'existence de la lumière et du soleil, tel qu'il peut, en un instant, inonder la terre. Il lui semblait au contraire que, définitivement et par définition, le gris était la couleur de la vie. La pluie avait recommencé à tomber. Elle l'entendait tapoter contre le trottoir. Mais le gris du ciel n'avait rien de la grisaille habituelle. Un immense nuage de poussière encombrait l'air, anéantissait les nuages, les quelques rayons de soleil, et étouffait Washington. C'était l'heure où, une à une, sur cette moitié du monde, un peu partout, les gens vont et viennent, l'heure où vient vibrer sur les vitres des façades le grondement du moteur des autobus, l'heure où le sentiment que quelque chose se termine vient secourir celui de n'avoir encore rien fait. Mais personne ne déambulait dans les rues, et les vibrations n'étaient pas celles de moteurs ; l'électricité de la ville avait succombé. Tout au fond de cette grisaille, sous le fatras des grands ordinateurs, un événement avait eu lieu. L'air de la salle de réunion en désordre se remettait à peine des sonorités qui l'avaient agité. Repliée, en sueur, éphémère et attaquable, Shea respirait faiblement dans la pénombre. Pour quelques minutes encore, elle gisait en deçà du savoir humain, ne percevait plus les pas précipités dans les couloirs de l'immeuble, ni les cris à l'extérieur. L'histoire retiendrait que c'était là, entre deux journées d'été, un matin d'élection, si grand déjà dans son existence inaccoutumée depuis la mort du président, qu'une bombe ôta la vie à une quantité innombrable de personnes. Les membres de Shea remuaient par sursaut. Un corps qui basculait massivement sur le côté, puis sur un autre. Le froid la hérissa toute entière, ses mains cherchaient à ramener sur elle des habits qui n'existaient pas. Plus bas, à quelques étages, et à quelques kilomètres au sud, sur le trottoir, jambes étalées, bras jeté à l'envers, gisait un corps sans vie. A quelques centimètres, lorsqu'elle se dissipait, la grisaille en découvrait un autre. Chaque minute désormais, serait sensation inconnue, violence, adaptation, si toutefois c'était possible. Shea découvrait combien elle avait jusque là sous-estimé l'attentat du président. Sa ville se voyait maltraitée, bafouée, et elle sentait refluer à la gorge le scandale du monde. Soixante milliards d'individus manipulaient soixante milliards d'individus, les obligeant à répéter indéfiniment leurs échecs. Le bruit de la pluie sur le trottoir se fit plus fort. Se répandit dans les étages à travers les murs le long cri d'un enfant pris dans un cauchemar. Des minutes uniques s'écoulaient. Elle demeurait ainsi, immobile dans la pénombre, sans autre communication que les sirènes innombrables qui allaient et venaient d'un bout à l'autre de la ville, et dont elle percevait autour d'elle les vibrations. Shea sortit de sa torpeur en vidant son sac sur le sol. Elle cherchait son téléphone, composa le premier numéro qui lui sauta aux yeux mais le réseau avait été coupé. Bientôt, une ombre entra dans la pièce, s'accroupit auprès d'elle, dont les mains était gelée, tremblante et crispées sur son genoux. C'était Joan, sa rédactrice en chef, affolée, qui venait elle aussi d'apprendre la nouvelle. De leurs bureaux, les journalistes avaient été épargnés des dommages physiques mais aux cris stridents et aux pleurs réguliers distingués dans les couloirs, dans les pièces voisines, on pouvait deviner combien les pertes étaient toutes aussi qualitatives que quantitatives. Shea voulu prendre la parole, faire savoir sa présence auprès de sa patronne, chercher auprès d'elle la consolation qui lui manquait. La rousse lui tendit la main et l'aida à se relever. Elles sortirent de la pièce pour rejoindre l'attroupement de ses collègues. Certains hurlaient hauts et fort qu'il fallait s'enfuir, s'éparpiller car ils s'en prendraient peut-être à Washington Post, d'autres soutenaient qu'ils étaient en sécurité ici, et non dans la rue. A cette notion, Shea tourna le visage vers l'extérieur indistinguable au milieu de la fumée noirâtre qui se développait de plus en plus. Joan lâcha la main de Shea qui se raccrocha au premier bureau qui se présenta à elle. La rédactrice en chef tournoya lentement autour de ses collègues et de son équipe avant d'ordonner à quiconque avait l'intention de partir, d'attendre les instructions des autorités. L'échine de Shea fut parcourue d'une secousse et tandis que ses doigts moites se raccordaient avec difficulté au bord du bureau, ses jambes flageolantes eurent raison d'eux. Elle s'évanouit instantanément sous le choc.

Lieu précis › Bureaux du Washington Post.
Conséquence › Évanouissement sous le choc.

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COTE COEUR : C'est compliqué ...
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QG : Démocrates


Message(#) Sujet: Re: INTRIGUE II ☛ Des élections explosives Jeu 1 Aoû - 19:43



Je ne suis pas la politique et depuis le début. Voir ces gens se battre alors qu'ils ne sont pas mieux les uns que les autres, est quelque chose que je déteste par dessus tout. Surtout depuis que je connais les secrets intimes de quelques uns. Enfin quelques uns c'est vite dit puisqu'à part Eliott Greenbell, le représentant des verts, je ne connais pas vraiment les autres politiciens. En toute bonne américaine moyenne, j'avais passé la journée à faire du shopping et remplir ma garde-robe de chaussures luxueuses, que ce soit des Louboutin ou des Dior. J'aime les chaussures et y mettre le pris ne me fait pas peur, surtout après une bonne paye. Beaucoup d'hommes me payent plus pour que je garde le silence face à leur entourage. Pourquoi dire non alors qu'on peut gagner plus ? Je ne me prive jamais d'une petite liasse de billets supplémentaire. Prenant bien mon temps dans les boutiques, je ne vis pas le temps passé et passa complètement à côté de l'explosion. D'ailleurs, je m'offris même un petit casse-croûte : une glace italienne. Personne ne me dicte ce que je mange ! Il n'y a que moi qui dit si je dois faire régime ou non ! Côté bouffe, je suis assez carrée mais une petite glace de temps en temps ne fait pas de mal.

Je suis donc revenue dans l'après-midi à mon appartement. Ma sœur Lucy était encore en cours. Elle finissait tard des fois. Il y a même des soirs où on ne se croisait pas puisqu'elle finissait à 20h et moi je sortais à mes rendez-vous. Ce soir-là j'ai plutôt voulu allumer la télévision et m'affaler devant comme une larve. Pourtant la grosse larve que j'étais fut ébahie d'apprendre la triste nouvelle. C'était nouveau au moins, ça changeait des reportages bidons sur la canicule. Malheureusement des gens avaient péri et d'autres étaient blessés. Soudain le présentateur dit : Le candidat du Green Party, Eliott Greenbell, a été hospitalisé d'urgence. L’explosion l'aurait brûlé gravement au bras droit. Eliott ? Quoi ? Eliott ? Le bras ... je me remis d’aplomb et me jeta sur le premier métro en direction de l'hôpital. Les questions les plus farfelues se bousculent dans ma tête. Je me demande comment je vais le retrouver, lui si beau, défiguré à vie ! Je marchais à grand pas pour me pointer enfin devant la secrétaire, débordée par le travail que représentait cette bombe. Je voudrais voir Monsieur Greenbell. Vous êtes de la famille ? Oui ... sa sœur. Chambre 307, au troisième étage. Un petit mensonge de rien du tout. Si j'avais dit que j'étais sa pute, ça m’étonnerait qu'on m'aurait laissé entrer. Je cours, je cours, je monte les escaliers parce que l’ascenseur est réservé exceptionnellement aux blessés. Les minutes sont infernales ! Entre deux vitres, j’aperçois une jeune femme allongée. Cette blonde je la connais, très bien même. Caitlin !! Caitlin mais qu'est-ce qui t'arrive ? Je la regarde à travers la vitre et là le sol s'écroule sous mes pieds. Caitlin morte ? Pas possible ! Je demande au médecin ce qu'il se passe avec elle. Toujours la même question : vous être de la famille ? Mais oui bien sûr que je suis de la famille. Heureusement que c'est pas une petite black parce que là ce serait dur. J'apprends avec effarement qu'elle est dans le coma et qu'on ne sait pas ce qu'il va lui arriver. Elle peut se réveiller maintenant comme dans 5 ans. Cela me fait peur. Une fille aussi pleine de vie que Caitlin ne peut pas mourir, en tout cas pas maintenant. J'entre dans la pièce et je m'assoie à côté d'elle sur la chaise prévue à cet effet. Je la regarde avec tendresse, des larmes commencent à couler. Je reste là tellement que je suis abasourdie. Eliott puis Caitlin la même journée, quel cauchemar !


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VICE/VERTU : L'envie.


Message(#) Sujet: Re: INTRIGUE II ☛ Des élections explosives Sam 3 Aoû - 17:01

Lieu précis › Bureaux de vote.
Conséquence › Un bras cassé, quelques points de suture, et une longue perte de connaissance.

La vie ici se faisait belle pour Aenor. A côté d'elle, nous pouvions trouver sa tendre amie Tiffany, chez elle, Zoé, et non loin, Casper. Le paradis sur terre. D'ailleurs, à l'instant, Aenor et Zoé discutaient de leurs votes. Des votes sans doute décisifs. La population avait entre leur main le futur des étudiants, des gosses de quartier, des vieux riches, et des jeunes pauvres, ainsi que des étrangers et des pionniers. Le futur politique de chacun était entre les mains des votants et aucun, aucun ne se doutait que ce vote serait fatal. Dans tous les sens du therme. Aenor décida qu'il était temps d'y aller, 12 heures venant de sonner. Elle irait à pied, ce qui lui permettrait d'arriver vers treize heure moins vingt. Ponctuelle, Aenor ? Jamais. Mais quand il était question de politique, malgré sa distance avec les événements de celle-ci, Aenor se doit de faire tout en ordre.
La jeune enfant se vêtit d'une robe blanche bustier, ainsi que de grands escarpins noires. Elle aimait enfiler cette tenue, avant tout parce que juste après ce vote, elle irait rejoindre Zoé pour une petite soirée en milieu d'après-midi. Je vous l'accorde, la logique n'est pas toujours au rendez-vous. Elle s'aventura hors de la demeure, avant de respirer une grande bouffée d'air frais. Un air pollué, certes, mais de l'air. Ces derniers jours, Aenor avait été très absente, aussi physiquement que psychologiquement. Et ces derniers jours, elle avait plutôt était malade, alors que cela n'arrivait jamais vraiment. Perdue dans ses pensées, elle se rendit compte qu'elle manquait d'air, elle essaya donc de respirer une fois de plus, prenant le plus d'air qu'elle le pouvait, mais cela se révéla vain. Au début, elle hésita à rentrer pour s'allonger, mais, elle décida simplement d'avancer plus vite. Quitte a tomber à la vue de tous, que de mourir par manque d'air, vous en croyez pas.

Treize heures moins vingt, elle s'apprêtait a voter. Ce n'était pas la première fois, pas la dernière. Mais c'était un peu plus important que les autres, vu que techniquement, les autres fois, The Spectator ne toisait pas chacun de leurs faits et gestes. Chacun était surveillé, qu'il le veuille ou non. Et pour tout dire, Aenor détestait ce sentiment de ne rien contrôler. Elle, qui même sous effet de l'alcool, arrivait a contrôler ses pulsions les plus incontrôlables, n'aimait guère qu'on fasse d'elle un pantin apeuré. Être le jouet d'un fou qui n'est  capable que d'acte ténébreux et obscur. Pas question, pas question du tout ! Alors qu'elle s'avançait pour faire ce geste digne de n'importe quel citoyen, Aenor reconnut Caitlin s'avancer au même instant qu'elle, un peu plus loin. La petite brune leva les yeux au ciel,  et continua son chemin d'un pas hésitant.

Treize heures. Treize petites heures.
Tout se passa très vite. Plus vite qu’une pub de télé, plus vite que Zoé qui mange du chocolat, plus vite que les battements de son cœur, plus vite que la lumière. Ou simplement, son esprit ne prit pas le temps d’analyser tout ceci.
Je m’allongeais sur le dos, épuisé. Mon corps, mes muscles, mon cœur m’ordonnaient de dormir, de fermer les yeux, de partir dans les bras de Morphée, en sachant qu’il y a des chances que je n’en revienne pas indemne. Simplement, j’étais sans force, j’étais une imbécile, je n’étais pas capable de rester éveillée. Je me faisais violence, mais cela ne servit à rien, je fermais les yeux, une main sur mon ventre, en espérant simplement que je me réveillerais, et que je serai vivante, que nous serions vivant.

« Je connaissais l'exagération humaine concernant le cœur brisé. Mais j'avais toujours cru qu'il s'agissait d'une métaphore, d'une image qui n'avait aucun lien physiologique... Je ne m'attendais donc pas à ressentir cette douleur dans la poitrine. La nausée, oui, la boule dans la gorge, oui, les larmes brûlantes dans les yeux, oui. Mais pas cette sensation que quelque chose se déchirait dans ma cage thoracique. C'était contre toute logique. »

Point de vue d'Aenor : Mon coeur se serrait si fort dans ma poitrine, que j'ai bien cru un court instant qu'il s'en irait. Qu'il partirait lentement mais surement, que j'crèverais là, comme une malpropre. La douleur augmenta d'un cran, bien entendu. Je me pliais en deux, pensant sans doute que cela réglerait la douleur soudaine survenue à cause de cet accident horrible. Et la seule pensée que je pu entrevoir fut celle-ci : pourquoi devons-nous tous partir ? Pourtant, je ne pense pas que l'orage gronde, près de moi, près de lui. Je ne vois pas l'éclair s'abattre sur nos amours. C'est décidé, je me sens seule, seule loin de tout, je pleure, je cris, je me lamente sur mon pauvre sort, comme si ce n'était pas grave, comme si cela rimait à quelque chose. J'étais complètement paniquée, et je le savais que trop bien. Je sentais les larmes salées glissaient le long de mes joues rosées. Qui prenaient une teinte rouge, sans doute à cause de l’effort surhumain dont je faisais preuve pour respirer. Un effort qui se révéla vain. Je partais, je partais loin. Plus loin encore. Je m’éloignais de  tout, je m’éloignais de ma jolie petite vie heureuse. Et je n'en reviendrais pas indemne.
J’avais la terrible impression de tout perdre. De perdre ceux que j’aimais, ceux que je désirais. On joue. Aveuglé par notre bandeau de soie qui recouvre nos yeux, celui que les personnes mondaines appellent Bonheur. On joue en sachant que l’on peut tout perdre. Que l’on peut perdre notre essentiel. Mais on s’en fout, on fonce, on vit, on aime, puis, on tombe, on crève. J’étais sans doute dans l’avant dernière partie. Et j’attendais donc ma mort avec un couteau entre les doigts, juste pour lui montrer que j’avais envie qu’elle crève avec moi, la garce.
La douleur physique n'était pas présente. La seule douleur que je pouvais ressentir était psychologique. J'avais l'impression qu'on me broyait, mon cerveau, mon coeur avait mal. Je voyais tout s'effondrer autour de moi, alors que je me refusais de regarder. Mes yeux m'obligeait à voir le superflu. C'est donc dans un effort surhumain que je tournais les yeux, pour entrevoir une tête blonde que je connaissais. Je l'avais rencontré grâce a Tiffany. Je priais d'ailleurs que celle-ci n'ait rien. Je toisais Caitlin Cavendish du regard. Mes yeux s'embrumèrent. une tâche blanche apparut, me forçant a remonter la tête vers le plafond. je fonçais tête baissée dans un tunnel sans fond. Les larmes se mirent à couler, alors que je fermais les yeux.
Et là, au milieu de cette foule de gens, au milieu de ses cris, de ses pleures et de tous ces visages, je me suis sentie ailleurs. J'étais autre part. Physiquement prés d'eux, mais si loin intérieurement. Mon corps flotterait presque. Je me laissais glisser, avec une douceur infinie.


Point de vue extérieur :Aenor sentit ses pieds décoller. Elle sentit son corps quitter le sol, elle volait littéralement. Un instant, elle fut accrocher au niveau de sa jambe, mais l'adrénaline lui permit de ne pas sentir sa chair s'ouvrir lentement avec une délicatesse brûlante. Elle continua son cheminement avec une grâce tel qu'on aurait dit une danseuse étoile dans la scène dramatique du ballet. Cette partie que personne affectionne, mais qu'on oblige à admirer. Le pari est réussi quand on voit la douleur sortir par les yeux de l'artiste. La spectacle prend fin quand elle s’effondre au sol, et que chacun retient son souffle, en espérant secrètement qu'elle se réveille, et qu'on démontre une fois de plus la magie que nous offre le cinéma ou tout autre spectacle prenant: L'espoir. Les petits instants ou ces événements se produisirent, tout se mit a voler autour d'elle. Et c’est ainsi qu'avec le même dramatisme qu'elle s'effondra sans bruit au sol, les yeux perdus vers le plafond. La dramaturge ne sentit rien de la douleur physique, c'était certain. Quelques instants après être atterrie au sol, l'armoire imposante et principale s'effondra à son tour. Et pour donner quelque chose de plus théâtrale, celle-ci affaissa sur le bras entier de la jeune demoiselle. Et si la pseudo-danseuse n'eut pas un léger réflexe de recul, elle n'aurait plus de bras à l'heure qu'il est. Aenor était allongée de façon assez spectaculaire, pour tout dire. Sous une fenêtre qui avait volé en éclat gisait mademoiselle Welter. Son bras presque entier avalait sous l'armoire, son tibia nu en sang, entaillé par un imposant éclat de verre. Aussi, notez le filet de sang qui glissait le long de son front, suivant le mouvement des larmes sourdes et silencieuses qui s'échappaient des yeux de l'enfant.

Soudain, des lumières tiraillèrent les pupilles de la jolie brune. Les lumières constantes qui s'allumaient et s’éteignaient. Au moins, Aenor était au courant que les médecins étaient là. Elle est en mauvais état. Y'a trop de blessés. Vous deux, allez voir ceux là-bas, nous, on s'occupe d'elle.
Il essayèrent tant bien que mal de sortir Aenor, mais son bras était trop coincé. Il attrapèrent un des objets appartenant aux pompiers, et soulevèrent la bête de bois, avant d'attraper vite la demoiselle qui venait de perdre connaissance.
Ils la firent passer à leurs compagnons par la fenêtre, avec une délicatesse inébranlable. La lumière qui jaillit d'un coup aurait pu péter les pauvres iris de la demoiselle. La chaleur insupportable de l'intérieur se dissipa, alors qu'un léger vent passa sur sa nuque. Ils la firent allonger sur un brancard, alors qu'ils installaient quand même l'assistance respiratoire. Le temps qu'ils rapatrient pas mal de blessés.


Tout le monde la croit forte, sociable, alors qu'elle est fragile et un peu perdue dans ses contradictions de jeune femme. Des gens qui la connaissent depuis des années ignorent tout de ses tourments, mais à cet instant, pour la première fois, ses yeux se perdirent dans le blanc poisseux du plafond, pour la première fois, son regard se faisait serein et tranquille, et la raison était inconnue aux autres. C'est toujours dans les yeux qu'on voit si les gens sont tristes ou heureux. Le regard, on ne peut pas le maquiller.

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Life is a joke. ✖️ La vie sépare ceux qui s'aiment, comme ça, sans bruit.♡
» Mieux vaut se casser le nez que le coeur, c'est moins douloureux. •• unbreakable.
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Message(#) Sujet: Re: INTRIGUE II ☛ Des élections explosives Mar 6 Aoû - 11:11

Lieu précis › A l'extérieur d'un bureau de votes.
Conséquence › Des coupures et une surdité temporaire

En formation, on nous répète que tout peut arriver. Il suffit d’une seconde. Une petite seconde. On nous apprend à être vigilant à tout moment, même en dormant. La vigilance est la clé de tout. C’est par ce biais que l’on devient attentif, que l’on repère les problèmes, que l’on distingue les personnes bien attentionnées des mauvaises, que l’on évite le pire. On nous demande d’être plus observateur, de noter mentalement tout ce que l’on voit. Alors on le fait. Cela devient une habitude. Au début, c’est toujours difficile. On se dit que cet homme qui achète de la farine chez son épicier ne peut pas être méchant, qu’il veut sûrement faire des crêpes à ses enfants et après, on retrouve sa tête dans tous les journaux télévisés et papier. Si on l’avait ne serait-ce qu’une minute soupçonné d’avoir planqué des explosifs dans son sac de farine, on l’aurait suivi. Après cet échec, on se dit que ça ne sert à rien, qu’on est nul pour repérer les « méchants ». Jusqu’au jour où on voit une femme entrer dans un magasin pour voler des vêtements. Cette fois, on l’a suis parce qu’on a l’instinct. L’expérience nous a appris à connaître le comportement des individus et maintenant, on reconnaît les signes. Finalement, on se dit qu’être sur le qui-vive constamment est efficace. Peut-être que ce jour-là, j’aurais dû être plus vigilant. Peut-être que si j’avais regardé par la fenêtre de ma camionnette, j’aurais pu voir un individu suspect. Peut-être que j’aurais pu empêcher tout ça.

Oui, en une seconde, tout peut changer. Passer de la tranquillité au chaos. Aujourd’hui était censé être un jour important. Les américains étaient appelés aux urnes pour élire leur nouveau président. Aucune menace n’avait été détectée par les agences de renseignements. Tout semblait normal. Je quittai justement un bureau de votes après avoir fait mon devoir de bon citoyen et me dirigeai vers une planque où on m’attendait. J’étais dans ma camionnette de plombier. J’aurais adoré rouler dans une voiture mais une couverture est une couverture. On ne sait jamais si l’on va être suivi par d’autres agents ou être repéré, alors il ne faut négliger aucun détail de sa couverture. Et là, en passant devant un autre bureau de votes où des gens sortaient et entraient, la fameuse seconde eut lieu. Tout explosa, se brisa, se cassa, se détruisit. Hurlement, pleurs. Stupéfaction, peur, égarement, incompréhension. Le souffle de la bombe avait fait basculer la camionnette sur le flanc, me projetant contre la portière côté conducteur. Les vitres se brisèrent et foncèrent sur moi, tel un essaim de guêpes. Des morceaux s’enfoncèrent dans ma chair. La tête me faisait mal, de même pour l’épaule. Pendant un instant, j’oubliais où j’étais. Je ne pouvais pas être à Washington. C’était sûrement dans un pays en guerre que j’avais été propulsé. Mais non. A travers le pare-brise brisé, je reconnaissais la rue dans laquelle je roulais la minute d’avant. Il n’y avait pas que ça. Des dizaines de personnes se relevaient doucement. Des enfants pleuraient. Des adultes avaient le regard hagard. Des personnes étaient allongées, probablement sans vie. Je voyais même quelques membres mutilés. C’était un spectacle à donner envie de vomir.

Qui était le connard qui avait ça ? Qui, bordel ?! Toutes ces personnes n’avaient rien fait. Ils venaient juste se promener dans une rue calme ou ils venaient voter. Pourquoi ? La colère m’envahit. Il fallait vraiment être sans cœur pour faire une chose pareille. C’était injuste d’infliger la perte de proches, la douleur, la peur, l’effroi à tous ces américains. Il fallait que je sorte. Vite. Avant qu’une voiture ne me rentre dedans, avant qu’une nouvelle explosion ait lieu. Et pour les aider. C’était tout ce que je pouvais faire. J’enlevai la ceinture de sécurité et me mis debout afin d’atteindre la portière passager. Elle donnait sur le ciel noirci par le nuage de l’explosion. Je me hissai à l’extérieur, passant à travers la fenêtre cassée et me retrouvai debout, sur le flan de la camionnette. C’était encore pire que ce que j’avais vu depuis le véhicule. Bien pire. Je me débarrassai des débris qui me collaient encore à la peau, puis descendis de la camionnette. Je m’approchai d’une femme, totalement perdue. Elle n’arrivait pas à marcher droit. Du sang coulait le long de sa tempe et envahissait sa chevelure. Elle ouvrait la bouche mais aucun son n’en sortait. Elle articulait des mots qu’elle seule connaissait. Je posai ma main sur son bras pour l’arrêter. « Quoi ? Madame, je ne comprends pas. » Mon regard se tourna vers les autres victimes. Tous articulaient des mots sans avoir de voix. A moins que… je passai une main sur mon oreille droite et la retrouvai couverte de sang.

Sourd. J’étais sourd. Merde. L’affolement me prit. Je venais de perdre un sens. Qu’est-ce que j’allais faire sans mon ouïe ? Je ne pourrai pas continuer de travailler. Je n’entendrai plus jamais la voix de mes proches. Ni ma propre voix. Qu’est-ce que j’allais faire ? En regardant autour de moi, je me pris une claque. La perte de l’ouïe n’était rien. Ca se trouve, ça ne serait que temporairement. D’autres étaient morts. J’aurais pu être de ceux-là. Je m’arrachai de la contemplation des corps sans vie pour me tourner vers la femme. « Ca va aller. Allez vous asseoir. » articulai-je sans être vraiment sûr de parler à haute voix. Je l’emmenai vers le trottoir afin qu’elle s’y asseye et me tournai vers les autres acteurs de cette pièce épouvantable. J’essuyai le sang qui coulait de mes oreilles avec les manches de mon tee-shirt. De toute manière, il était déjà couvert de gouttes de mon propre sang, un peu plus, un peu moins. Non loin, il y avait un bébé. Il devait avoir un an et était sanglé à sa poussette renversée. Ne me demandez pas où étaient ses parents, je n’en avais aucune idée. Il pleurait – enfin, je crois –  et s’accrochait à son doudou comme si sa vie en dépendait. Il avait eu une chance incroyable. Je redressai la poussette et pris le gamin dans les bras avec l’espoir de le calmer. Mais lui n’était pas le plus touché. Il n’avait aucune égratignure apparente. Je tournai le bébé pour qu’il ne voie que le spectacle dans mon dos et m’approchai des autres victimes.

J’avais envie de courir dans le bureau de votes afin de voir. De trouver des preuves. D’aider. De trouver le gars qui avait fait ça. Il pouvait en être certain : le FBI et la CIA ne le laisseront pas tranquille une seconde. On le retrouvera.

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You’ve been acting awful tough lately, Smoking a lot of cigarettes lately, But inside, you’re just a little baby, It’s okay to say you’ve got a weak spot, You don’t always have to be on top, Better to be hated than love, love, loved for what you’re not. I AM NOT A ROBOT Marina & The Diamonds ; DROWNING.
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Message(#) Sujet: Re: INTRIGUE II ☛ Des élections explosives Mar 6 Aoû - 14:22

Lieu précis › Caserne.
Conséquence › Appelé pour secourir les blessés sur place.


La journée s'annonçait banale. Aujourd'hui avait lieu les élections. Le vote le plus important se jouer en ce jour aux États-Unis alors que notre cher président était décédé. Une nouvelle personne devait lui succéder et c'était l'objectif de cette journée chargée et éprouvante pour tous politiciens qui espéraient que son parti remporte un droit d'accès à la Maison Blanche. Moi-même, j'espérais voir victorieux les démocrates. J'avais bossé pour rattacher des citoyens à notre cause et ainsi faire gagner notre représentant. Tout se jouait aujourd'hui. L'heure de l'avenir de notre beau pays était désormais entre les mains des américains. Et comme tout bon citoyen, je m'étais déjà dirigé vers le bureau de vote avant ma garde. Je venais d'ailleurs de la commencer. 12h00. Je saluais les gars autour de moi, m'installant autour de la table tout en regardant les informations du jour qui défilait à la télévision. Je n'écoutais que d'une oreille attentive et vérifiais le matériel de ma trousse de soin. Tout était ok. Je me dirigeais ensuite vers l'ambulance, accompagné de mon partenaire. « Alors, tu penses que les républicains ont une chance de gagner face aux démocrates ? » Lu demandais-je pour le provoquer. Il me sourit mais ne me répondit pas. Son silence était significatifs. Nous avions certainement un avantage mais tout pouvait encore se jouer. Après tout, les votes ne faisaient que commencer.

Nous rigolions tous les deux, échangeant nos anecdotes et nos ragots du jour, lorsqu'un bruit sourd nous arrêta soudainement. « Les mecs, venez voir ! Vite ! » Courant dans la caserne tous les pompiers et secouristes se regroupèrent sur le toit de la caserne, observant une immense échappée de fumée dissipée un peu partout dans la ville alors qu'une alerte spéciale défilée déjà à la télévision. « Ce sont les bureaux de vote ! » M'exclamais-je et, à peine une milliseconde plus tard, l'alerte sonna. Rapidement, nous nous préparions et sautions dans l'ambulance, suivant les pompiers de prêt avec nos sirènes. Je conduisais, n'osant imaginer ce qu'il se passait sur le terrain. J'énumérais dans ma tête tous les problèmes que nous pourrions rencontrer. Empoisonnement au monoxyde de carbone, fracture, hémorragie, coupures, traumatisme crânien et d'autres encore. Arrivant sur place en quelques minutes seulement, je freinais brusquement et sortais de l'ambulance pour rencontrer le lieu même de l'attentat.

Les cris et les pleurs se faisaient entendre de tous les côtés. La panique se lisait sur le visage de chaque personne que mon regard croisait. C'était horrible. Je tentais un instant de reprendre mes esprits. J'inspirais et expirais une fois et me lançais parmi la foule de blessé, les uns aidant les autres à sortir des décombres. Trousse de soin suspendue à mon épaule, je marchais d'un pas rapide entre les corps calcinées. Ils étaient tous morts. L'explosion les avait tué sur le coup. A l'affût de moindre mouvement, de moindre appel à l'aide, je continuais d'avancer me penchant alors sur la personne qui venait d'attraper ma cheville. « Je suis secouriste, je vais m'occuper de vous. Ne vous inquiétez pas. » Je plaçais alors une minerve autour de son cou, inspectant son corps de bas en haut. Elle était plus choqué que blessé. Je l'aidais doucement à se relever et nettoyais les quelques plaies que j'apercevais. Je l'amenais jusqu'aux ambulances et la laissais pour retourner sur les lieux de l'attentat. L'odeur qui s'en dégageait était nauséabonde et je ne savais où donner de la tête avec toute cette agitation et tous ces blessés. Je devais me concentrer et me focaliser uniquement sur les soins. Tant pis pour la tendresse et la politesse. Mon but était ici de sauver des vies.

Je tombais alors sur Caitlin. Après secouru d'autres blessés, je tombais sur elle, sur cette garce que je n'appréciais pas. Mais je n'étais le plus con de tous. Je n'allais pas la laisser agoniser dans cette pièce où elle s'affaiblissait avec cette foutue barre de fer dans l'abdomen. Je me penchais vers elle et mesurais son pouls tout en lui parlant. « Caitlin, c'est Johan. Je vais m'occuper de toi. Ne t'inquiètes pas. » Je ne savais même pas si elle me comprenait. je ne savais même pas ce qui était touché à l'intérieur même de sa chair. Je savais simplement que je ne pouvais bouger la rambarde ni la lui retirer à moins de vouloir la tuer sur le coup. « Un médecin, vite ! » A nous deux, nous la prenions en charge et s'est sur les conseils de l'urgentiste que je tirais sur la barre de fer pour la lui retirer. Elle bougeait, remuer même. C'était bon signe. Pourtant... « Mon Dieu, tu as vu le sol ? Assez de sang pour se croire à la guerre ! Il faut la mettre en coma artificiel. » Je la laissais donc partir avec le médecin qui s'occupait maintenant d'elle. Et, alors qu'elle montait déjà dans une ambulance, je trouvais son téléphone portable que je rangeais dans la poche de mon uniforme avant de continuer mon travail dans ce vent de panique.

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MAYBE THIS TIME I'LL BE YOURS YOU'LL BE MINE. CRAZY GET YOUR ASS IN MY BED.


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JOB : Avocat en droit international, conseiller juridique en politique, professeur honoraire à Georgetown
RANG : Républicain pour le public, sans étiquette pour le privé

PASSION : l'Histoire
VICE/VERTU : Persévérance
HUMEUR : Débonnaire

COTE COEUR : Son travail...?
HYMNE : Nightcall - Kavinski
QG : Républicains


Message(#) Sujet: Re: INTRIGUE II ☛ Des élections explosives Mar 6 Aoû - 14:57

La voiture noire venait de se garer sur l’ultime place disponible, et derrière les vitres teintées de noir, Arthur raccrocha enfin son téléphone pour jeter un coup d’oeil au dehors.
-C’est encore blindé, marmonna-t-il en voyant la petite foule se masser près des bureaux de vote. J’aurais du y aller ce matin, je n’aime pas la populace.
Il détestait ces bains de foule à cette heure-là: croiser les employés. Leurs odeurs de travail ou de menus bon marché sur son costume propre était une chose qui lui était insupportable. Il avait rechigné à y aller en début ou fin de journée, mais regrettait soudainement devoir s’y rendre à cette heure-là.
-Tu iras voter ce soir, demanda-t-il au chauffeur de son taxi habituel en prévenant par texto sa secrétaire de son évident retard ?
-Je pense, moins de monde, fit l’homme en jetant un sourire d’encouragement à l’avocat qui lâcha un long soupir avant d’ouvrir la portière.
-Si ça dure trop longtemps, je prendrai un autre taxi. Bon courage!

Dire qu’Arthur appréciait peu de genre d’endroit était également inutile. Il avait toujours détesté - outre les bains de foule - les élections en tout genre. Déjà au collège, il ne supportait pas les élections de délégués et cette aversion pour élire le meilleur de la brochette d’hypocrites qui se dressait sur un podium s’était étoffée avec le temps.
La politique était pour lui un fond de commerce. S’il s’y intéressait et connaissait ses rouages, il avait bien trop de recul sur la question pour pouvoir choisir un seul homme dans toute la nasse. Aucun de ceux-là n’avait ses voix, même si parfois, il se trouvait un parti pour le séduire. Arthur bénissait les bulletins secrets qui lui évitaient de clamer face à ses soutiens politique sa véritable couleur...l’éléphant lui convenait plutôt et ses membres influents.

Il jeta un oeil impatient à sa montre. Son rendez-vous aurait déjà une demi-heure de retard à cause d’élections inutiles! Pourquoi avait-il décidé d’avoir une conscience politique au lieu de s’abstenir? Il balaya l’entrée du bureau de vote d’un regard agacé, mesurant le temps qui pouvait s’écouler, lorsque son Blackberry sonna dans sa poche.
Treize heures sonnaient à peine mais le juge avait décidé de l’appeler pour une sordide histoire de cambriolage qui avait mal tourné! L’insistance avec laquelle le magistrat lui demandait de s’occuper de l’affaire ne présageait rien d’intéressant pour son propre cabinet.
Répondre? Ignorer? Un dernier regard à la file d’attente le fit lâcher un profond soupir, avant d’appuyer sur la touche verte du téléphone.
-Monsieur le juge, lança-t-il avec une joie feinte à la perfection! Oui, bien sûr, je fais mon devoir de citoyen, répondit-il en levant les yeux au ciel, tout en se maudissant de ne pas avoir mis son kit main-libre. L’affaire Purdy ? Ah, je crois hélas que je ne pourrais vraiment pas m’en occuper, tenta-t-il, assourdi par les discussions dans la file d’attente...Pardon? Je vous entends mal, monsieur le juge...voyons-nous au tribunal....pardon?


Quelques minutes plus tard, Arthur réaliserai que le mauvais réseau de son téléphone lui avait sauvé la vie. Une raison supplémentaire pour aimer ces petites choses.


-M’entendez-vous mieux, monsieur le juge? Mais Arthur n’eu pas le temps d’entendre la réponse du magistrat.
Ce fut comme au coeur d’une mauvaise vague. Un tourbillon, un souffle indescriptible, un bruit assourdissant. Washington s’effondrait, brûlait et se consummait dans une odeur de sang et de terre. La chaleur montait des bâtiments en flamme, la terre sembla trembler un temps, ou peut-être était-ce par réflexe qu’il s’était jeté à terre, protégeant sa tête de la tornade qui frappait la capitale. Il la sentit passer sur son dos, cette chaleur étouffante, mêlée à un nuage de poussière écrasant les poumons.
Le souffle balaya tout ce qui pouvait gêner sa formidable épopée dans toute la ville. En un court instant, tout ne fut plus que cendres, flammes, cris et silhouettes ensanglantées qui hurlaient, des corps qui titubaient avant de s’effondrer.

Arthur s’accroupit faiblement, posa une main tremblante sur son coeur...il battait encore, même s’il le sentait exploser dans sa poitrine, au moins tout autant que ce qui martelait son crâne. Accroupi à terre, il cessa de prêter attention à la foule hurlante. Ses mains...ses jambes...sa tête? Un instant, il ferma les yeux, cherchant le moindre endroit où une blessure avait pu se nicher, si douloureuse qu’il ne pouvait la sentir. Hémorragie interne, peut-être? Il faudrait voir un médecin, sûrement, songea-t-il l’esprit brouillé par le choc.

-Monsieur?
La voix sembla lointaine, presque effacée, mais il leva la tête vers l’homme qui s’était penché sur lui.
-Ca va? Vous m’entendez?
Arthur hocha la tête vaguement en observant la trace de sang séché sur l’arcade de l’homme. Celui-ci lui tendit une main pour le relever.
-Tombez pas, vieux, vous êtes blessé?
Il secoua la tête négativement.
-Ok, c’est juste le choc.... vous avez eu sacrément de bol...venez nous aider, des gens ne peuvent pas attendre les pompiers!

Arthur mis quelques secondes avant de réaliser ce qu’il venait de se produire. Ca ne pouvait pas être une tornade...pas à cette époque de l’année en plein Washington. Il était à New-York en 2001, il était encore à Washington en 2013... Les sirènes hurlantes vinrent lui vriller les tympans alors que dans l’épaisse fumée âcre, l’autre le traînait pour déblayer les décombres et aider les premiers blessés.
-Ca va allez, vieux, demanda l’autre? Asseyez-vous un moment, les pompiers vont apporter de l’eau, mais plus on est nombreux, lâcha-t-il essoufflé...
Assis sur un rebord de plate-bande, la tête dans ses mains pour recouvrer tous ses esprits, Arthur releva les yeux, croisant le regard désespéré de l’homme; il se sentit soudainement impuissant face à ce qui venait de frapper la capitale. Dénouant son noeud de cravate, il tendit une main à l’autre.
-Arthur, fit-il. Je vous suis...
L’homme eu un large sourire de gratitude en l’aidant à se relever, avant de courrir soutenir une femme et son enfant inconscient, le bras réduit à un amas de chair sanguinolante.

Une bombe. En plein coeur de Washington, réalisa enfin Arthur en aidant la mère à s’asseoir, pris d’une écoeurante nausée.



Lieu précis › A quelques centaines de mètres d’un bureau de vote
Conséquence › Indemne malgré quelques étourdissements du au choc.

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« La justice, cette forme endimanchée de la vengeance. »
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AGE : 34 y.o.
JOB : Sénatrice
RANG : Démocrate

PASSION : La cuisine
VICE/VERTU : La perséverance
HUMEUR : Scream & shout

COTE COEUR : Al'
QG : Démocrates


Message(#) Sujet: Re: INTRIGUE II ☛ Des élections explosives Ven 9 Aoû - 14:57

Le jour des élections. Le jour J. C’était le jour où tout se jouait, où elle serait réélue en tant que sénatrice de New York, ou ne le serait pas. Cette dernière option, aux yeux de Jackie, était inexistante. Elle allait être réélue, c'étaient ses tripes qui le lui disaient. Elle le sentait, elle le savait, elle en était certaine. Elle allait être réélue, revoir la chambre du sénat très rapidement et emmener Cavanaugh au plus haut de la société américaine. Mais avant cela, il fallait qu'elle-même aille voter, en tant que citoyenne et politicienne ; et bien sûr, Alphonse viendrait avec elle.

« Maman, pourquoi je ne peux pas venir avec toi ?Tu dois veiller sur ta petite sœur, Gael. Tu es son grand frère donc c’est dans ton devoir de prendre soin d’elle et de t’assurer qu’elle va bien. Tu peux faire ça, n’est-ce pas ? Oui mais j’ai envie de voir comment tu te fais élire. J’ai envie de venir avec toi. Je vais voter dans pas longtemps, tu sais ?Par pas longtemps, tu veux dire dans dix ans, n’est-ce pas ? Tu viendras avec nous quand tu seras plus grand, d’accord ? Mais… Bon. Anita ? » La nourrice et baby-sitter de la famille apparut dans le coin de l’entrée, avec Audrey dans ses bras. « Oui madame ? Je t’ai déjà demandée de m’appeler Jackie… Est-ce que tu vas voter aller aujourd’hui ? Bien sûr madame. » Jackie soupira : elle lui répétait à longueur de journée qu’elle pouvait l’appeler par son prénom, l’américaine d’origine suédoise ne lâchait pas le morceau. « Est-ce qu’il serait possible que tu prennes Gael avec toi ? Il voudrait voir comment ça se passe. Tu es sûr que tu pourras tenir la longue file d’attente Gael ?Oui, j’en suis sûr ! » Le garçon au teint légèrement halé – il tenait ça de sa mère probablement – avait l’air déterminé : ses sourcils étaient froncés, une lueur scintillait dans ses yeux foncés et  il avait les lèvres serrées. Jackie en était sûre : il serait impossible de convaincre l’enfant d’attendre quelques années de plus. La sénatrice savait qu’il était conscient que c’était les jours comme celui-ci qui étaient importants pour sa mère et qui lui donnaient le pouvoir et l’importance qu’elle avait actuellement. C’était certainement de là que provenaient sa curiosité et son impatience. « Très bien. Est-ce que tu pourras l’emmener ? Avant de partir, nous déposerons Audrey chez Helen, si tu acceptes. Ça ne sera pas un problème, je pourrais le prendre avec moi. Par contre, pour mon vote, on coud la bouche et on jette la clef, d’accord Gael ? Promis ! » Gael explosa de joie au point où Jackie en fut étonnée. Elle n’imaginait pas qu’une telle chose puisse apporter autant de joie à son fils aîné. Enfin, c’était justement parce qu’elle ne voyait pas l’utilité de l’emmener avec elle dans les bureaux de vote qu’elle n’avait pas pris de billet de train pour lui. Enfin, cette situation était tout à fait convenable, Jackie ne souhaitant pas que son fils rencontre une petite horde de journalistes venus capturer le moment où elle glisserait le bulletin dans la fente. « Jack ? On doit y aller, notre train part dans une heure et il faut encore déposer Audrey chez maman et passer à ton bureau avant de partir. J’arrive. Est-ce que tout est prêt pour Audrey, Anita ? Tout est là madame. Merci, tu es géniale. » Jackie saisit le sac remplis de couches, de talc, de vêtements de rechange et de biberons et le tendit à son mari, qui tentait de se débrouiller avec la multitude d’affaires qu’il avait entre ses mains. La jeune femme prit ensuite sa fille paisible malgré l’excitation ambiante dans ses bras. Ses énormes yeux rencontrèrent ceux de la mère puis tout à coup, sans prévenir, elle vomit. « DIOS MIOS ! » Le chemisier de la sénatrice était tâché de vomis et les relents de lait que la petite avait avalé lui donnaient la nausée. Elle tendit Audrey, qui s’était mise à pleurer en entendant sa mère s’exclamer de surprise, à Anita. Jackie fonça alors dans sa chambre pour se changer, non sans grimacer durant tout le processus. Il fallait qu’elle se dépêche, sinon, elle allait manquer son train. La jeune femme jurait mentalement. Mais rien ne pourrait gâcher cette journée. Rien. Elle allait gagner les élections et elle célèbrerait sa victoire en famille, le soir, lorsque les résultats seraient annoncés. Cette journée était sienne, vomis ou pas, retard ou pas. Sienne.
Elle ressortit de sa chambre, ayant troqué son chemisier et son jean pour une robe simple, repris l’enfant dans ses bras et sortit en trombe de l’appartement. Ils laissèrent Audrey aux bons soins de la mère d’Alphonse, arrivèrent à New York en temps et en heure pour voter, sans retard, sans vomis, et sans nul autre problème. Souriante, Jackie montra clairement son enveloppe scellée aux journalistes avant de la glisser dans la fente. Les news passaient sur l’écran plat situé dans le poste de vote et diffusaient en direct son geste symbolique. « Êtes-vous confiante pour votre réélection Jackie ? » La sénatrice démocrate regarda d’où provenait la question. Timothy Lashcroft, un journaliste avec qui elle entretenait une relation positive. Enfin, si elle n’était pas en bons termes avec lui, il ne l’aurait jamais appelée par son nom : les journalistes qui étaient de tendance républicaine se limitaient à un « madame Robles » cordial en général, à moins que ce soient des surnoms dépréciateurs. Jacqueline offrit son plus beau sourire au journaliste du New York Times. « Bien sûr, Tim. Pourquoi ne le serais-je pas ? » Son message, retransmis en direct sur CNN, fut tout à coup coupé par une dernière nouvelle qui apparut d’urgence. « Nous interrompons le programme que nous diffusions actuellement pour vous informer que le bureau de poste à Washington D.C. vient d’être la cible d’un attentat. Nous ignorons encore les motifs ainsi que le nom des victimes. Notre correspondance Laila Passini a été dépêchée sur les lieux du… GAEL ! » Un hurlement déchirant avait fendu le silence qui s’était imposé dans la grande pièce. C’était celui de Jackie. Elle s’était effondrée en larmes dans les bras de son mari, qui tentait frénétiquement de composer le numéro d’Anita. « Réponds, réponds, réponds, réponds, réponds ! » Qu’une tonalité indiquant que le réseau était saturé. Al’ jura puis retenta sur le nméro de sa mère, puis de son père, sans résultat. « Gael… » Jackie se sentit soudainement impuissante. Son corps ne la portait plus, seul son esprit luttait contre l’idée du pire. Si elle perdait son fils, elle perdait tout. S’il faisait partie des victimes, elle n’en survivrait pas. Ses tripes lui avaient menti. Ce jour n’était pas sien. C’était même tout le contraire.

Lieu précis › Bureau de poste de NYC
Conséquence › Aucune conséquence pour Jackie, si ce n'est qu'elle ignore dans quel état se trouve son fils. Il peut être grièvement blessé comme totalement indemne.


(en réalité, Gael est l'enfant au bras ensanglanté dont Arthur Monroe s'occupe mais Jackie l'ignore)

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JOB : Secrétaire d'Etat à la Sécurité intérieure
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Message(#) Sujet: Re: INTRIGUE II ☛ Des élections explosives Sam 10 Aoû - 21:28

Lieu précis › Dans son bureau, puis dans un bureau de vote de Washington DC
Conséquence › Il est arrivé suite à l'explosion. Sa stagiaire est décédée.

Lorsque Jack ouvrit les yeux, ce jour-là, il ne savait pas que la fin de la journée serait pire que tout ce qu'il pouvait imaginer. La fonction de Secrétaire d'Etat à la Sécurité intérieure, même s'il en avait rêvée, était extrêmement fatigante. Jack Woodside ne savait jamais de quoi serait fait le lendemain, quelle castratrophe viendrait provoquer un climat de terreur dans un Etat qui avait déjà vécu des épreuves difficiles.

Mais en ce jour, le politicien était surtout préoccupé par les élections de mi-mandat. Le résultat de ces élections serait déterminant pour la suite des événements, et pour la présidence des Etats-Unis. Les Démocrates avaient méticuleusement préparé ces élections : campagnes publicitaires, coups bas envers les Républicains, promesses électorales et buzz médiatiques, tout avait été pensé pour que le bulletin en faveur des Démocrates soit déposé dans le plus d'enveloppes possibles.

Jack avait décidé de vivre cette journée particulière avec son équipe de collaborateurs aussi, après avoir pris un petit-déjeuner avec sa famille, quitta-t-il sa femme et ses enfants pour se rendre au bureau, lieu qui était devenu sa seconde résidence depuis que son équipe et lui préparaient ces élections. L'effervescence qui régnait dans son bureau lui rappela l'ambiance des jours d'élections qu'il avait vécus lorsqu'il se présentait pour être élu à la Chambre des représentants. Les chaînes d'informations sur la télévision rythmaient leur journée. Chaque information était scrutée. Les collaborateurs restaient collés à leur téléphone, guettant le moindre indice des personnes qui restaient dans les bureaux de vote. L'une de ces personnes, Régina, une jeune femme de vingt ans qui travaillait dans l'équipe de Jack en tant que stagiaire, prenait son rôle très au sérieux et envoyait régulièrement des sms à ses collègues. Loin de fatiguer notre homme, l'agitation qui régnait dans ces locaux lui donnait un regain de motivation pour la suite de cette bataille qui était loin d'être gagnée. Jack avait décidé que toute son équipe irait en même temps au bureau de vote pour élire les membres du Congrès dans l'après-midi. En attendant, la chargée de communication twittait et d'autres lisaient les journaux pendant que la présentatrice de la chaine d'informations de la télévision, sur les lieux de l'événement, expliquait ce qui se passait dans les bureaux de vote de Washington DC.

Son téléphone sonnait sans cesse, sa secrétaire venait le voir toutes les deux minutes pour lui faire part d'appels qu'elle même recevait (ceux qui avaient été rejetés par Jack, sans doute). La vie de l'Etat ne s'arrêtait pas le jour des élections, et il y avait encore des problèmes de l'ordre de la vie intérieure du pays que le Secrétaire d'Etat qu'il était devait résoudre.

Soudain, alors que l'équipe mangeait des sandwichs généreusement offerts par Jack (et ramenés par un livreur, évidemment), des cris se firent entendre dans la télévision. Les têtes se relevèrent vers l'écran, intriguées. Que se passait-il ? Ce n'étaient plus qu'explosions, cris et hurlement derrière cet écran. La journaliste ne savait que dire, criait elle-même tout en tentant d'expliquer ce qui arrivait. Ni une ni deux, Jack demanda à ce qu'on préparât sa voiture. Il devait se rendre sur les lieux des attentats (car cela avait tout l'air d'en être) pour être au plus près de la population. D'ailleurs, personne ne savait combien de bombes allaient exploser.

Appelez Régina et dîtes-lui que j'arrive. Je veux que vous me donniez toutes les informations que vous aurez à travers les médias. Ne faîtes aucune déclaration en mon nom. Ashley, ne tweet plus rien. James, tu viens avec moi, vas prévenir le chauffeur.

Alors qu'il sortait de son bureau pour se rendre jusqu'à sa voiture, Jack passa plusieurs appels. Le premier fut destiné à sa femme, pour savoir si elle s'était rendue au bureau de vote. Quel ne fut pas son soulagement lorsqu'il entendit sa voix ! Elle n'était pas sortie et regardait elle aussi la télévision,  choquée.
Les appels suivants furent destinés aux autres Secrétaires d'Etat pour se mettre d'accord sur la conduite à adopter et pour éviter les contradictions. Très vite il fut dans la voiture pour se diriger vers le bureau de vote où se trouvait Régina. Sur le chemin, il appela les divers services de sécurité pour récolter le plus d'informations possible. Il donna également des ordres : leurs agents devaient se rendre sur les lieux, immédiatement, pour sécuriser les zones, faire évacuer les blessés et surtout, faire en sorte que plus aucune bombe n'explose. Arrivé sur les lieux de l'attentat, il ne put s'empêcher de faire le rapprochement avec les attentats du 11 septembre. Certes, il y avait de grandes différences, mais voir des personnes pleurer, des personnes blessées, d'autres sans vie, toutes emportées dans des civières, rappelèrent à Jack de mauvais souvenirs. Il cherchait Régina des yeux mais il était impossible de la trouver tant la fumée empêchait de voir à plus de deux mètres. Déjà les journalistes venaient l'interroger, micro à la main, pour recueillir les premières déclarations officielles du gouvernement. Jack se demanda si le vice-président était là. Il avait en effet convenu de la conduite à adopter avec les autres membres du gouvernement, mais pas avec lui : même au coeur d'une telle tragédie, les luttes de pouvoir ne pouvaient cesser...

Jack ordonna à ses gardes du corps de faire s'éloigner les journalistes. Avant toute chose, il voulait retrouver sa stagiaire. Il se tourna vers son collaborateur James, criant à moitié pour couvrir le chaos ambiant : “Cherche Régina ! Je veux la voir, tout de suite !” La jeune femme était en effet la fille d'un  politicien que Jack appréciait beaucoup, et il avait pris sous sa responsabilité cette stagiaire qui faisait du très bon boulot. James s'empressa d'interroger chaque personne, décrivant Régina, pour la retrouver. Jack s'éloigna pour recevoir l'appel de sa chargée de communication : déjà les journaux se faisaient les porte-paroles des politiciens qui se rejetaient la faute, Démocrates comme Républicains. La situation n'était, hélas, pas près de s'arranger...

Alors James revint et Jack comprit, à son regard, qu'une mauvaise nouvelle allait s'ajouter à la liste. Son collaborateur l'amena jusqu'à une civière, et le Secrétaire d'Etat put reconnaitre sa stagiaire, sa protégée. Il appela le père de la jeune femme et lui annonça la triste nouvelle. Déjà il regrettait d'avoir envoyé Régina dans ce bureau de vote. Mais on ne lui laissa guère le temps de réfléchir ou de se morfondre : les journalistes s'agglutinèrent de nouveau devant lui. Le temps de la déclaration ne pouvait plus attendre.

Spoiler:
 

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