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 L.A — Épuiseur de la patience des autres

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MISSIVES : 31
DOLLARS : 93
AGE : 25 ans
JOB : Journaliste d'Investigation
RANG : Démocrate

PASSION : Jouer
VICE/VERTU : Persévérance
HUMEUR : À contre-temps

QG : Démocrates


Message(#) Sujet: L.A — Épuiseur de la patience des autres Sam 29 Juin - 21:32




Leyland Martin Joseph Addison
“I want no criticism of America at my table. The Americans criticize themselves more than enough.” (Winston Churchill)

PERSONNAGE RPLAYER
AGE: 25 ans
DATE DE NAISSANCE: 07/04/1988.
LIEU DE NAISSANCE: Phoenix, Arizona
RANG: Démocrate
ORIENTATION: Homosexuel
VERTU: Persévérance
PASSION: Jouer
PROFESSION: Journaliste d’investigation
GROUPE: Journalistes
ANECDOTE: Quand il était encore à l’Université, Leyland a écrit anonymement dans un journal local des articles pour le moins engagés. Très engagés. À vrai dire, il s’y faisait l’avocat d’un anarchisme qui frôlait de près l’appel à la révolution. Un petit détail qui pourrait lui coûter cher.
PSEUDO: K.
AGE: 24 ans
MULTICOMPTE: Non.
COMMENT AVEZ-VOUS CONNU LE FORUM: Par un partenariat.
CRÉDITS POUR LA FICHE: Sight
EXCLUSIVITÉ DU PRÉNOM & NOM:  Non.
DISPONIBILITÉS: Quais quotidienne
CODE DU RÈGLEMENT: OK by Cat.
CODE A REMPLIR:
Code:
[color=#DC143C][b]Hugh Vidler[/b][/color] ➔ Leyland Addison


A WRITER IS A SPECTATOR

— Parce qu’il peut conduire une voiture ?
— Comment ça ?

Harper jeta un coup d’œil par la porte vitrée au jeune homme qui, de l’autre côté, assis sur une chaise, réordonnait pour la septième fois les anciennes éditions du journal, sur la table basse. La directrice de rédaction haussa les épaules, esquissa un sourire narquois et suggéra :

— Je ne sais pas. C’est seize ans, pour passer le permis, il me semble…
— Il n’a pas l’air si jeune que cela.

Nouveau haussement d’épaules. Nouveau coup d’œil de Harper. L’homme reconcentra son attention sur la directrice.

— Vous avez lu son dossier ?

La femme attrapa une épaisse liasse de documents sur une pile d’autres liasses non moins épaisses, parmi d’autres piles sous lesquelles disparaissait depuis bien des années son bureau. Harper s’assit sur le bord de son siège, pour se pencher en avant et plonger son regard le plus persuasif dans les yeux de la directrice.

— Tout le monde va se l’arracher.
— Hmm…

Elle esquissa une moue peu convaincue, avant de se remettre à feuilleter les documents en distillant les informations à voix haute, à mesure que telle ou telle ligne, sur le dossier de Leyland, attirait son attention.

— Harvard…
— Valedictorian.
— … master de sciences politiques…
— Un mémoire brillant.

La femme haussa les sourcils.

— Il est entré à l’université à seize ans ?

Elle se pencha sur le côté pour jeter à son tour un regard au gamin qui entreprenait à présent de redresser une photographie encadrée qui, de toute évidence, lui paraissait légèrement bancale. Et manifestement, il lui fallait cinq bonnes minutes pour obtenir une pleine satisfaction. Harper se décala à son tour, tant pour couper à la directrice l’occasion d’observer ce petit manège que pour capter à nouveau son attention.

— Un Q.I. de 175…
— Harper. C’est votre neveu ? Votre fils illégitime ? Vous tenez absolument à le placer, on dirait.
— On a besoin de bons journalistes.
— Nous avons de bons journalistes.
— De sang neuf.

— Hmm…

La femme pianota du bout des doigts sur le rebord de son bureau.

— Pourquoi faites-vous cela ?
— Quoi ?
— Essayer de me convaincre, comme ça. Avec un dossier pareil, il n’a pas besoin de soutien. Et pourtant, vous êtes là. À multiplier les arguments. C’est qu’il y a un problème. Qu’il a un problème.

Harper se mordit la lèvre avant de reconnaître :

— Il est un peu… disons… particulier.
— Particulier ?

Le journaliste hocha la tête, avant de se lever, d’ouvrir la porte vitrée et de lancer au jeune homme qui désormais s’arrangeait pour que tous les fauteuils de la salle d’attente eussent les accoudoirs ou parallèles, ou perpendiculaires les uns par rapport aux autres :

— Addison. Venez voir.

Leyland pénétra dans le sacro-saint bureau avant de s’asseoir sur le fauteuil que la directrice lui indiquait.

— Monsieur Addison. Harper semble très enthousiaste à votre sujet.

Leyland hocha la tête — sans rien répondre. Après deux secondes de silence et un regard suspicieux de la part de la directrice à l’intention de Harper, la femme reprit :

— Pourquoi voulez-vous travailler au Post ?
— J’ai, hm…

Leyland plissa les yeux en inclinant légèrement la tête, avant de sombrer dans un profond silence.

— Monsieur Addison ?
— Hmm ? Ah. Oui. J’ai un loyer à payer.
— C’est votre motivation ?
— Je n’ai pas envie de dormir sous un pont.
— Vous n’avez pas envie de…
— C’est très motivant.
— Je vois.
Nouveau silence. La directrice tourna évasivement quelques pages du dossier avant de reprendre :

— J’ai lu quelques-uns de vos premiers articles.

Pas de réponse.

— Vous avez une sensibilité politique, disons, prononcée.

Pas de réponse.

— Vous ne trouvez pas le Post trop conservateur à votre goût ?
— Si.

Nouveau silence. Sur son fauteuil, Harper cherchait à disparaître lors que la directrice posait sur lui un regard plein de reproches. Elle s’apprêtait à convier le jeune Addison à rejoindre promptement la rue et ses ponts quand Leyland reprit la parole :

— Comme vous.
— Je vous demande pardon.
— Je dis, comme vous. Vous trouvez le journal trop conservateur.
— Je ne vois pas ce qui…
— Vous voudriez qu’il prenne position pour le mariage homosexuel. Et l’adoption.
— Et vous avez vu ça dans votre boule de cristal ?
— La… Euh…

Leyland se trémoussa sur son siège pour jeter un regard par dessus son épaule, en tendant le cou, dans l’espoir d’apercevoir quelque chose bien au-delà de la porte vitrée. Sans succès. Il reporta son attention sur la directrice.

— Il y a une femme, là-bas, une secrétaire, je crois, elle porte un rouge à lèvres couleur pêche. Vous, vous n’en portez pas, mais dans votre poubelle, il y a un gobelet de café avec la trace de la même couleur. Et puis, elle portait un chemisier Prada, beaucoup trop cher pour elle. Pas pour vous. Vous avez, sur votre poignet. Gauche. À l’intérieur. Une trace de rouge à lèvres. Pêche. Et une petite trace de, euh… Oui. Morsure. Alors…

Le jeune homme haussa les épaules.

— Sur votre étagère, derrière, là, au milieu des revues de droit classiques, il y a le Duke Journal for Gender Law & Policy. Vous ne liriez pas cela si vous ne vous intéressiez pas à la queer theory. D’ailleurs, l’an dernier, le Post a publié trois interviews de Judith Butler, soit deux de plus que tous les concurrents locaux réunis. Vous préparez le terrain. Au Correspondent Dinner, cette année, sur une photographie, vous buvez du jus de pomme, et les trois années précédentes, c’était du vin. Vous ne buvez plus d’alcool, je suppose que vous prévoyez de tomber enceinte. Peut-être parce que Kathy est diabétique. Je veux dire, elle s’appelle Kathy, non, je parle de la secrétaire ?



Ah.
— Quoi, ah ?
— La souris de votre ordinateur n’est pas de la même couleur que votre clavier. C’est exprès ?
— Pourquoi ?
— C’est très, euh… Très… C’est… Dérangeant.

La directrice posa un regard sidéré sur Harper.

— Particulier, vous disiez…

***

Quelques jours plus tard

Jenny faisait tourner entre ses doigts la carte plastifiée.

— J’arrive pas à y croire.

Le souffle court et tentant de calmer son cœur qui frôlait l’arrêt cardiaque, Leyland haleta d’un air indifférent (épuisé, surtout, mais enfin, indifférent) :

— C’est juste un bout de plastique.
— C’est une carte de presse. Une vraie carte de presse. Pas celles qui donnent accès aux kermesses. Pour le Congrès.
— Hmoui. Un bout de plastique.

La jeune femme tendit une bouteille d’eau à son ami qui fixait le Potomac, non sans laisser parfois son regard dériver sur la silhouette d’un autre joggeur qui passait devant leur banc. Jenny surprit les yeux de son colocataire qui s’attardaient un peu plus que de raison sur les fesses d’un sportif qui disparaissait en l’horizon, esquissa un sourire amusé et interrogea :

— T’as rencontré des gens, là-bas ?
— Où ça ?
— Au journal.
— Évidemment. C’est pas vide.
— Tu sais ce que je veux dire.

Leyland détacha le regard de l’eau pour le poser sur la jeune femme et déclara très sincèrement :

— Je ne sais presque jamais ce que tu veux dire.
— Des collègues.
— Oui.
— Masculins.
— Oui.
— Pas trop vieux.
— Quelques uns.
— Séduisants ?

Leyland rougit jusqu’à la pointe de ses oreilles, détourna brusquement les yeux et se mit à boucher et reboucher nerveusement la bouteille d’eau.

— ‘Sais pas.
— Comment ça tu sais pas ?
— Me souviens pas.
— Tu te souviens de tout.
— Non. Et puis, j’ai pas fait attention.
— Tu fais attention à tout. Alleeer…
— …arrête…
— Un mignon petit pigiste qui verra en toi le grand reporteur…
— …arrête.
— …il sera prêt à tout pour s’acquérir tes faveurs ;
— ARRÊTE.

Leyland s’était levé brusquement du banc ; Jenny s’était tue aussitôt et le regardait d’un air perplexe.

— Hé, Lee…
— Je vais, je dois…
— C’était pour rire. J’voulais pas… Te mettre mal à l’aise.
— J’ai un rendez-vous.
— Je croyais que c’était à quatorze heures.
— Il faut que j’aille me changer.
— Il est neuf heures du matin. T’as le temps.
— Ouais, c’est ça. On se voit plus tard.

***

Quinze ans plus tôt

— Bonjour Leyland.

L’enfant quitta son « dessin » des yeux pour regarder la psychologue.

— Je m’appelle Emily. Je vais te poser quelques questions, d’accord.

L’enfant baissa à nouveau les yeux.

— Qu’est-ce que c’est ?
— Une feuille de papier.
— Je veux dire, ton dessin, qu’est-ce qu’il représente ?
— C’est pas un dessin.
— Ah bon ?
— C’est un plan.
— Un plan de quoi ?
— Du foyer.
— D’accord. Et comment tu te sens, au foyer ?
— Les gens sont bêtes.
— Il ne faut pas dire ça.

L’enfant jeta un regard navré à la psychologue.

— Toi, tu es un petit garçon intelligent.
— Je suis pas un petit garçon.
— Bien sûr que si.
— Non. Je suis un adolescent.
— Tu as encore une âme de petit garçon, je suis sûr.
— C’pas une question d’âme. C’est une question d’hormones et de physiologie.

Silence.

— Toi aussi, tu es bête, en fait.

Silence.

— Leyland, je voudrais qu’on parle de ce qui s’est passé chez les Van Broon.

L’enfant s’arrêta aussitôt de dessiner.

— Est-ce que tu veux bien en parler avec moi ?
— Il s’est rien passé.
— Tu es en sécurité ici, tu sais. Il ne t’arrivera rien.
— C’est ce que vous dites toujours.
— Qui ça, « vous » ?
— Les adultes.
— Quels adultes ?
— Tous. Tout le monde. Tout le monde ment.
— Mais non, il y a des gens qui disent que la vérité, tu sais. Des gens qui sont là pour toi.

Le gamin secoua la tête.

— La vérité, bientôt, ça n’existera plus.


.


WISHFUL SINFUL

Si tu étais un livre: Arthur Conan Doyle, A Study In Carlet
Si tu étais un film: Mike Leigh, Secrets & Lies
Si tu étais une chanson: Johnny Cash, « A Solitary Man »
Si tu étais un rêve: L’insouciance.
Si tu étais une crainte: Le passé.
Si tu étais un animal: Un corbeau.
Si tu étais un objet: Un ordinateur.
Si tu étais un élément: L’eau.

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you can be the king but
watch the queen conquer

MISSIVES : 1566
DOLLARS : 945
AGE : 22 ans
JOB : Etudiante en droit
RANG : Républicaine

PASSION : Washington Capitals
VICE/VERTU : L'orgueil
HUMEUR : Détestable

COTE COEUR : En couple avec le mauvais Wellington
HYMNE : Joni Mitchell by LW&TP
QG : Républicains


Message(#) Sujet: Re: L.A — Épuiseur de la patience des autres Sam 29 Juin - 21:46

T'ES BEAU !!!!!!!!!!!!!!    

Je n'ai jamais vu quelqu'un terminer sa fiche aussi rapidement. Anyway, bienvenue, je, ou quelqu'un d'autre, s'occupe de toi dès demain matin, je ne tiens plus. wink 

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Nothing's good, nothing's right, but I love you.
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I'M OBSESSED WITH THE
MESS THAT'S AMERICA

MISSIVES : 497
DOLLARS : 784
AGE : 27 ans
JOB : Journaliste
RANG : Démocrate

PASSION : Le cinéma
VICE/VERTU : La Luxure
HUMEUR : Neurasthénique

COTE COEUR : Célibataire instable, incapable d'avoir une relation durable, en couple un jour sur deux
HYMNE : En cours de réflexion
QG : Unknown


Message(#) Sujet: Re: L.A — Épuiseur de la patience des autres Dim 30 Juin - 8:10

UN COLLÈGUE !  
J'ai tellement adoré te lire, ton personnage est parfait, ta plume est parfaite ! Sincèrement, bravo pour cette fiche, je te valide sans plus attendre. Un journaliste engagé en plus, Roman et Leo vont t'adorer  

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Old, but I'm not that old. Young, but I'm not that bold. I could lie, coudn't I, could lie. Everything that kills me makes me feel alive. Everything that drowns me makes me wanna fly
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MISSIVES : 166
DOLLARS : 59
AGE : 24
JOB : Serveur
RANG : Démocrate

COTE COEUR : ❤ CAITLIN ❤


Message(#) Sujet: Re: L.A — Épuiseur de la patience des autres Dim 30 Juin - 10:09

Bienvenue !!
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SO CAN WE CHANGE OR
IS THIS SURRENDER?

MISSIVES : 802
DOLLARS : 559
AGE : 24 ans
JOB : étudiante en littérature
RANG : démocrate

PASSION : la culture européenne
VICE/VERTU : la persévérance
HUMEUR : taquine

COTE COEUR : célibataire officiellement, officieusement amoureuse de Caitlin avec laquelle elle a rompu pour la énième fois.
QG : Démocrates


Message(#) Sujet: Re: L.A — Épuiseur de la patience des autres Dim 30 Juin - 11:23

OMG comme il est sexy jaw drop

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .


i'm mad, you're mad,
we're all made here
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MISSIVES : 31
DOLLARS : 93
AGE : 25 ans
JOB : Journaliste d'Investigation
RANG : Démocrate

PASSION : Jouer
VICE/VERTU : Persévérance
HUMEUR : À contre-temps

QG : Démocrates


Message(#) Sujet: Re: L.A — Épuiseur de la patience des autres Lun 1 Juil - 17:48

Merci pour votre accueil !
(Et les commentaires sexuellement prédateurs, aussi.)
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Message(#) Sujet: Re: L.A — Épuiseur de la patience des autres

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L.A — Épuiseur de la patience des autres

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