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 L.G + tears of a clown

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/ LOVESOUNDS

MISSIVES : 1028
DOLLARS : 574
AGE : 31 ans.
JOB : Candidat au poste de représentant dans le 48ème district.
RANG : Républicain.

PASSION : Les bâteaux.
VICE/VERTU : L'avarice.
HUMEUR : Gourmande.



Message(#) Sujet: L.G + tears of a clown Ven 12 Avr - 8:46




Leonard Gatz

PERSONNAGE RPLAYER
AGE: 31YO. ✏ DATE DE NAISSANCE: 10/MARS/1989. ✏ LIEU DE NAISSANCE: NEWPORT, CA. ✏ RANG: RÉPUBLICAIN. ✏ ORIENTATION: HOMOSEXUEL. ✏ VICE/VERTU: AVARICE. ✏ PASSION: LES BÂTEAUX. ✏ PROFESSION: CONSEILLER EN COMMUNICATION AUPRÈS D'UN SÉNATEUR RÉPUBLICAIN. ✏ ANECDOTE: CONNAIT TOUS LES ÉPISODES DES GOLDEN GIRLS PAR CŒUR / AVIDE JOUEUR DES SIMS.
PSEUDO: OZZIE. ✏ AGE: 24YO. ✏ MULTICOMPTE: AUCUN. ✏ COMMENT AVEZ-VOUS CONNU LE FORUM: IL M'A TAPÉ DANS L’ŒIL, ET PUIS ON S'EST AIMÉS. ✏ CREDITS POUR LA FICHE: CECEEMEYERS SUR TUMBLR ET GGRINTED SUR TUMBLR.


A WRITER IS A SPECTATOR
Je laisse tomber quelques cendres sur le trottoir lorsque je porte la tasse de café à mes lèvres. Il est impossible de trouver un endroit où fumer à l’intérieur dans cette ville. Le lobby des anti-tabac a atteint son objectif : faire chier tous les fumeurs de Washington DC, peut-être même du pays. Le prix des cigarettes augmente constamment, les établissements autorisant les fumeurs à rester à l’intérieur changent tous petit à petit de politique, ils finiront par tous nous chasser hors de leurs murs, nous condamner à fumer sous la pluie, dans le froid, sous le soleil torride des mois d’été. Mais je dois avouer qu’en cette journée de début avril, je suis heureux d’avoir pu m’asseoir à la terrasse d’un café afin d’y savourer une décoction à base de caféine et une cigarette. J’ai, chose rare, éteint mon téléphone portable : quelle que soit la crise qui pourrait subvenir durant mon absence, elle attendra que j’aie fini de réduire la cigarette à l’état de cendres. C’est une jolie journée ; le soleil est doux, le vent aussi, le ciel dégagé nous ouvre ses possibilités infinies. Les habitants de la ville passent devant moi sans me voir, je remarque à peine leurs allées et venues, nous nous ignorons mutuellement sans le vouloir, simplement parce que nous avons oublié que nous existions, les uns les autres. Eux, ils vont quelque part – moi je ne vais nulle part. J’ai fini ma cigarette, voilà qui est sûr. La tasse posée devant moi est vide aussi. Il est temps pour moi de rejoindre le ballet des piétons, de m’enfoncer dans un taxi, de disparaître à l’angle de la prochaine rue, de redevenir celui que je suis, jour après jour, dans ce bureau. Leonard Gatz. On m’attend, chez le sénateur. Je rallume mon iPhone, reçois quelques messages, un appel en absence, de qui et pourquoi ? De quelqu’un et parce que. En cet instant précis, alors que je suis assis sans but, sans quête, sans rien à faire que de cligner des paupières pour humidifier mes yeux, je ne m’inquiète plus de rien, ne de personne. Le monde ne s’arrêtera pas de tourner parce que je ne réponds pas tout de suite aux injonctions de mes collègues de revenir au bureau.


Au bureau, tout le monde s’agite, court dans tous les sens à la recherche de je-ne-sais quelle information capitale qui pourrait sauver la carrière du sénateur. Moi je ne cours pas, je suis assis à mon bureau, un verre d’eau à la main. Je ne le bois pas, je le tiens simplement. J’ai été arrêté dans mon geste pas l’entrée d’Archibald. Archibald qui ? Archibald Ier, sa majesté Archibald, l’empereur de mon cœur, le roi de mes émois, le prince pour qui j’en pince. Et d’autres encore. Quel autre Archibald que celui-ci, avec son sourire bienveillant, ses yeux qui brillent de mille promesses, ses cheveux mal coiffés, son allure de rocker pas rangé. Il a laissé sa veste de cuir au placard aujourd’hui, il a enfilé seulement un t-shirt blanc trop serré, trop transparent, qui laisse dégouliner la luxure qu’il transpire par tous les pores. Je ne dis rien, je regarde juste. Je le lèche en rêve, je l’asperge d’eau, son t-shirt devient complètement transparent, je salive sévère, tout en rêve. Quoiqu’il fasse, tout devient sexuel. Son regard, sexuel. Sa toue, sexuelle. Sa manière de soupirer quand son grand frère, le sénateur, lui parle de faim dans le monde : sexuelle. Je me retiens à peine de lui sauter dessus, là, ici, devant tout le monde. Je finis par boire une gorgée d’eau, espérant calmer mes ardeurs. Rien n’y fait. Il me rend fou. Il cesse de parler à son frère, me jette un regard, me sourit. Je ne souris pas en retard, je ne suis pas une groupie. Je tourne le regard, fais semblant de taper sur mon Macbook encore éteint. Je bois une nouvelle gorgée d’eau. « Leonard ? » C’est lui. « Oui ? » Il me fixe, ses yeux plongés dans les miens, qui sont gorgés d’amour. Archie, je songe, emmène-moi au loin, montons ensemble à dos de cheval pour une contrée lointaine pour y vivre de nicotine et de cafés gourmands. « Tu fais quelque chose ce soir ? » Je bafouille, à la recherche des évènements de la soirée. Rien, je crois. « Non, rien. » J’articule brièvement ces deux syllabes, j’avale de l’eau, je transpire violemment, je palpite. « Pourquoi ? » Il sourit, de toutes ses dents, et me propose, sans avoir l’air de rien proposer : « On va boire un verre quelque part ? Je t’invite… » Je sais ce qu’il veut dire. Après le verre, on ira chez lui et on finira la nuit ensemble et le lendemain, on recommencera le même cirque. C’est pareil à chaque fois qu’on se voit. Ça n’avance pas, ça ne mène à rien, c’est juste une raison de plus de ne rien espérer de la vie. J’acquiesce, conscient que c’est le seul moyen que j’ai pour passer du temps en sa compagnie, mais  secrètement, j’espère qu’il voudra un peu plus, ce soir. Mais c’est sans y croire que j’accepte.

WISHFUL SINFUL

Si tu étais un livre: L'Étranger.
Si tu étais un film: Out Of Africa.
Si tu étais une chanson: The Great Shipwreck Of Life.
Si tu étais un rêve: Je serais un souvenir distant.
Si tu étais une crainte: La fin de tout ce que je connais.
Si tu étais un animal: Un canari.
Si tu étais un objet: Une cigarette et un smartphone.
Si tu étais un élément: L'eau.


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Message(#) Sujet: Re: L.G + tears of a clown Ven 19 Avr - 8:34




Leonard Gatz

    Jeune espoir de la politique, Leonard Gatz, 31 ans, n'est encore qu'un travailleur de l'ombre au service du sénateur républicain Quentin Ainsworth. Le jour de notre rencontre, il est assis au bar, trempé de la tête aux pieds, une tasse de café fumant devant lui. Lorsque nous nous saluons, il m'explique qu'il n'a pas pu trouver de taxi et qu'il a dû courir depuis son bureau jusqu'ici sous l'averse qui noie les rues de Washington en ce moment. Les nuages obscurcissant le ciel ont obligé les patrons de l'établissement où nous nous trouvons à allumer les lumières, qui font briller dans les prunelles de Gatz une étincelle passionnée lorsqu'il parle politique, navigation et arts. Récit d'un entretien avec un jeune loup de la politique.

    WP : PARLONS D'ABORD DE VOTRE ENTRÉE EN POLITIQUE...
    LG : J'ai toujours adoré ça. L'adrénaline des campagnes électorales jouées sur le fil du rasoir, les nuits blanches passées à attendre les résultats d'une circonscription difficile... Déjà petit je restais avec mes parents lors des soirées électorales.

    WP : CELA VOUS EST DONC VENU TRÈS TÔT ?
    LG : Oui. C'est étonnant car mes parents eux-mêmes ne sont pas mordus de politique, ils ne s'y intéressent que lorsque cela les concerne immédiatement, mais ne s'impliquent jamais dans aucun parti. Ils s'attachent à savoir qui réduira les impôts, qui améliorera leurs conditions de vie... Moi j'ai toujours voulu plus de la politique - et c'est ce que m'apporte mon engagement : plus. Mais quand j'étais plus jeune, je ne comprenais pas les enjeux réels, je voulais juste que le plus sympa, le plus jeune ou le mieux habillé l'emporte. Ce n'est que quand je suis arrivé au lycée, que j'ai commencé à milité, qu'alors j'ai compris ce que la politique pouvait signifier. C'est un peu mon opium à moi... (Rires)

    WP : ALORS SI LA RELIGION EST UN PEU VOTRE OPIUM, EST-CE À DIRE QUE VOUS N'AIMEZ NI LE FOOTBALL NI LA RELIGION ?
    (À cette question, Gatz s'agite nerveusement sur sa chaise : son scepticisme concernant l'existence de Dieu est notoire, et beaucoup disent que son athéisme lui coûtera beaucoup. NDLR)
    LG : En simplifiant à l'extrême, oui. Vous connaissez mes positions sur le rôle de la religion, et plus particulièrement de l’Église, dans l'État. Je ne crois pas en Dieu, mes parents non plus, c'est une tradition de famille.

    WP : N'EST-CE PAS UN POINT DE DÉSACCORDS AVEC VOS COLLÈGUES RÉPUBLICAINS ?
    LG : Si, bien sûr, mais cette dissension existe aussi chez les Démocrates.

    WP : MAIS PAS AVEC AUTANT DE FORCE QUE CHEZ LES RÉPUBLICAINS, POUR QUI DIEU ET LA FOI CHRÉTIENNE SONT INDISSOCIABLES D'UN BON EXERCICE DU GOUVERNEMENT.
    LG : Évidemment une partie de mes camarade pense ainsi, mais vous synthétisez la totalité d'un parti politique d'après une minorité de ses membres. À travers votre prisme de gauche, vous vous faites une image de nous qui ne correspond pas à la réalité toute entière. Regardez-moi, je suis de droite, mais je suis pro-choice, féministe, je suis pour le mariage pour les couples gays, contre les armes à feu...

    WP : ON DIRAIT PARFOIS QUE VOUS N'ÊTES PAS RÉPUBLICAIN ! (RIRES)
    LG : Je ne suis juste pas Sarah Palin. Je ne corresponds pas aux clichés que les médias et les Démocrates ont dressés en guise de portraits des Républicains. Le sénateur Ainsworth suit aussi une autre ligne, plus au centre, moins droitière. C'est notre combat : prouver que les Républicains sudistes, racistes et homophobes, c'est derrière nous.

    WP : EST-CE BIEN LE CAS ?
    LG : Parole de scout.

    WP : MAIS ALORS QU'EST-CE QUI DIFFÉRENCIE CES NOUVEAUX RÉPUBLICAINS DES DÉMOCRATES ? ON DIRAIT QUE LA DIFFÉRENCE EST TÉNUE...
    LG : La responsabilité économique. Nous sommes conscients que les États-Unis traversent une crise économique sans précédent qui pourrait se répercuter sur toutes les sphères de la société, mais contrairement aux Démocrates, ça ne nous fait pas peur. Nous retroussons nos manches et nous allons de l'avant, parce que notre pays est le plus grand, le plus beau, le plus fort. Nous avons confiance dans l'Amérique et dans ses amis pour passer outre cette crise des institutions financières, politiques, diplomatiques et culturelles. Nous n'avons pas peur de nous battre pour nos valeurs, aussi polémiques soient-elles.

    WP : PAR EXEMPLE ?
    LG : Nous refusons que les États-Unis soient réduits à une caricature d'un pays vieillissant et renonçant. Nous mènerons nos combats afin de conserver le rôle qui est le nôtre : celui d'une grande puissance économique et militaire dont la mission est de ramener l'ordre là où il n'y en a plus. Nous ne voulons pas d'impôts, parce que le gouvernement n'a aucun droit à prétendre à toucher une somme d'argent durement gagnée par nos concitoyens.

    WP : EN EFFET ÇA SONNE TRÈS RÉPUBLICAIN ! (RIRES)
    LG : Ça l'est ! J'ai toujours l'impression de prouver que je ne suis pas démocrate... (Rires)

    WP : PENSEZ-VOUS QUE CELA SOIT DÛ À VOTRE SEXUALITÉ ?
    LG : Peut-être en partie, mais pas seulement.

    WP : EN PARLANT DE ÇA, COMMENT CONCILIE-T-ON SON HOMOSEXUALITÉ ET UNE CARTE AU PARTI RÉPUBLICAIN ?
    LG : De la même manière que chez les Démocrates ! Économiquement parlant, je me situe bien plus à droite que bon nombre de mes collègues républicains... J'ai largement mal place au sein de ce parti. Ma sexualité importe peu.

    WP : POURTANT VOUS MILITEZ AU SEIN D'UNE ASSOCIATION LGBT, ET VOS POSITIONS SUR LE SUJET SONT BEAUCOUP PLUS PROGRESSISTES QUE CELLES DU PARTI RÉPUBLICAIN.
    LG : Certes, cela découle probablement de ma propre homosexualité. Mais il est injuste de me réduire au simple statut de mascotte gay du parti républicain. Je prends position pour les causes qui me sont chères, donc oui le mariage gay, mais aussi le contrôle de l'immigration, la fin de la libre-circulation des armes, la réduction du rôle du gouvernement fédéral...

    WP : MAIS VOTRE ENGAGEMENT AUPRÈS DE LA COMMUNAUTÉ LGBT A ÉTÉ SALUÉ À DE MAINTES REPRISES, D'OÙ MON INSISTANCE.
    LG : Il est important pour moi d'aider ceux qui n'ont pas eu ma chance. J'ai été accepté par mes parents qui m'ont fait sentir normal. Cela a été dur mais on y est arrivé. Je veux essayer d'aider ceux et celles qui n'ont pas les mêmes opportunités que moi. La situation à laquelle nous sommes confrontées aux États-Unis est un modèle unique de disparité et d'inégalité : deux hommes peuvent se marier dans certains états, mais pas dans d'autres, et ce au sein d'un même pays ! C'est comme si la Bavière légalisait le mariage gay alors que la Bade n'en faisait rien...

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